couverture dessin infini

GEORGES TONY STOLL
DESSIN INFINI

Textes de Éric de Chassey, Vincent Simon, Georges Tony Stoll


96 pages ; 73 illustrations couleurs — 29 €
ISBN: 978-2-9528228-1-7

Ouvrage publié avec le concours du Centre national des arts plastiques et de la galerie serge le borgne

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contact: vincent.simon@septembre-editions.com

Le lancement officiel de l’ouvrage aura lieu à l’atelier MIRES, 108 rue Vieille-Du-Temple, 75003 Paris,
le samedi 29 septembre 2007 de 17h à 21h,
en présence de l’artiste et des auteurs

 

Le dessin de Georges Tony Stoll a été récemment découvert, lors de son exposition CONSTELLATIONS à la galerie serge le borgne et lors de quelques foires internationales d’art contemporain. Il faut, pour être plus exact, parler de redécouverte, mode selon lequel cette œuvre se donne, ne cessant jamais d’intriguer, déjouant toute lecture trop rapide et facile, se prêtant à de multiples redécouvertes. Le dessin en effet, ainsi que l’écriture, est une pratique constante dans la carrière de l’artiste, à la différence de la photographie, la vidéo, la peinture, qui y apparaissent de façon plus sporadique. Ainsi, ce dessin était déjà connu pour être déjà passé dans toute son œuvre, notamment les photos et les vidéos, dans lesquelles des hommes anonymes entrent si souvent en rapport avec le corps du dessin, s’y confrontant, parfois jusqu’au contact physique, comme s’il était un étrange corps devenu familier. Ou bien encore dans de singuliers collages, montrés lors de l’exposition à la Galerie du Jour en 2002, qui confrontaient ces « présences innommables » que l’artiste se plaît à dessiner aux apparitions des photographies. Après l’importante monographie consacrée aux photos et vidéos de Georges Tony Stoll publiée par les Éditions du Regard en 2005, Septembre Éditions propose la redécouverte de cette autre partie de l’œuvre, restée jusque là à la fois présente et souterraine.


DESSIN INFINI, livre conçu à trois, par l’artiste lui-même, Éric de Chassey, critique et historien d’art, et Vincent Simon, critique d’art, propose un choix de 73 œuvres réalisées entre 1985 et 2007. Plutôt qu’ un voyage dans le temps, ce parcours est une déambulation au sein d’un espace, parmi des formes, figures, corps, qui peuplent ce que l’artiste nomme lui-même le « territoire de l’abstraction », cette expression désignant chez lui le lieu du travail, là où l’artiste doit se retrouver seul, comme retourné en lui-même et concentré dans ses visions, de façon à pouvoir communiquer avec tout et tous. Éric de Chassey, qui avait déjà contribué à l’ouvrage LE CAUSTIQUE LUNAIRE (Éditions Moinsun, Marseille, 2007), consacré à une série de dessins au pastel de Georges Tony Stoll, écrit que les formes qui apparaissent dans ses œuvres « ne sont […] pas des signes sur lesquels on s’arrête pour chercher à leur donner une signification certaine et limitée, mais bien plutôt des signaux d’orientation, qui donnent une certaine direction à nos interprétations, ou à nos dérives imaginaires et visuelles à partir d’eux. Ils ne viennent pas fixer nos dérives possibles ou y mettre un terme, mais au contraire les rendre possibles, nous remettre en route. Ils nous permettent tout au plus de nous situer, encore faut-il préciser qu’en réalité ils conduisent plutôt à nous dé-situer, à nous déporter du monde où nous agissons pour nous guider plutôt au sein d’un monde en partie autonome, ‘‘ ce lieu de débat et de conquêtes ’’, ce lieu dont il ne faut pas ‘‘ chercher [le] nom ni [l]a localisation, en prenant le prétexte qu’il ne sert plus à rien de rêver au monde ’’, ce lieu dont les dessins proposent une cartographie provisoire et sans cesse recommencée. C’est en ce sens qu’ils ont un rôle à la fois politique et métaphysique, puisqu’ils fonctionnent, pour reprendre une métaphore de l’artiste, comme ‘‘ un trampoline sur lequel il devient obligatoire de s’entraîner pour un saut toujours plus haut et plus beau ’’ ».